Berges du canal : Qui est responsable ? Que faire ?

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Que ce soit pour se rendre à leur travail, se déplacer en évitant les axes routiers, pour des activités de détente ou sportives de très nombreuses personnes, seules, en groupe, en famille, utilisent les berges du canal.

Des comptages effectués il ressort que ce sont entre 200 et 300 personnes à l’heure qui peuvent l’emprunter selon les moments.

Cet axe a vocation à être de plus en plus utilisé et son aménagement définitif réclamé (depuis des années !) verra enfin le jour… à l’horizon des JOP 2024.

Aujourd’hui l’ensemble des collectivités entendent développer la pratique du vélo qui rappelons le, est le moyen le plus rapide (A Paris par exemple, à 15 km/h de moyenne, la bicyclette va plus vite qu’une voiture (14 km/h), le plus économique, le plus écologique, le plus favorable à la santé pour se déplacer en ville.

Face à ces évidences et à l’absolue nécessité de modifier la nature de nos déplacements, chacun a à son « plan vélo », communique, incite et /ou déploie des dispositifs incitatifs à la pratique du vélo : Etat, Région, département, Paris, Plaine Commune, Saint-Denis.

Force est de constater que le compte n’y est pas et que l’absence d’axes structurants prenant la forme d’autoroutes à vélos reste un frein majeur pour des déplacement au quotidien.

Les berges du canal sont un des axes structurants permettant de desservir plusieurs villes de notre territoire et elles ont fait l’objet d’un diagnostic (ce dernier 19 octobre) en vue de leur aménagement.

Elles doivent faire l’objet de toute l’attention des pouvoirs publics afin d’assurer la sécurité de tous ceux qui l’empruntent.

S’il s’agit bien d’encourager d’autre modes de déplacement toutes les mesures doivent être prises dans les plus brefs délais pour ne pas décourager ceux qui persistent malgré les nombreuses agressions (très violentes) subies depuis plus d’un an.

Qu’a t-il été fait depuis un an sur le sujet ?

Force est de constater que personne n’a fait l’objet d’interpellation. Que fait la police ?

Force est de constater qu’aucun aménagement n’a été réalisé pour améliorer la sécurité de l’infrastructure : lumière, caméras. Que font les collectivités ?

Qui est responsable ?

Force est donc de constater une défaillance de l’ensemble des pouvoirs publics pour traiter cette question qui au regard des politiques de mobilités qu’ils entendent soutenir et développer doivent agir sans plus tarder.

Une « table ronde » est à tenir d’urgence afin de prendre toutes les mesures utiles pour mettre un terme à cette situation en rassemblant tous les acteurs concernés (Services de police, ville de Paris, Plaine Commune, Saint-Denis, Aubervilliers, associations et collectifs de cyclistes).

Qu’il soient cyclistes spinassiens, parisiens, albervillariens ou piéton, seul ou en famille dionysien, pantinois, séquano-dionysien, val d’oisien ou d’ailleurs les berges du canal appartiennent à tous. Leur sécurité doit être assurée.