Pour la fermeture définitive des quais de Seine aux voitures, une tribune de maires du 93. Passer des intentions aux actes, c’est tout l’enjeu aussi à Saint-Denis. Rendre à ces espaces leur vocation naturelle : la marche, la détente, les déplacements cyclables. Chiche !

A l’initiative de Stéphane Troussel, président PS du conseil départemental de Seine-Saint-Denis, une dizaine de maires – socialistes, communistes et écologiste – du département ont co-signé une tribune en faveur de la fermeture définitive des quais de Seine aux voitures. Un projet porté par la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui suscite l’ire de nombreux autres élus de banlieue, dans les deux autres départements de la petite couronne, les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne.

Excellente initiative. Je ne manquerai pas de m’appuyer sur cette tribune pour que le conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, présidé par Stéphane Troussel engage des moyens pour requalifier les berges de Seine, les trottoirs le long de la Seine sur le quartier Pleyel-Confluence dont j’ai la charge, en tant que maire-adjoint.

Rendre à ces espaces leur vocation naturelle : la marche, la détente, les déplacements cyclables. Chiche !

La tribune ci-dessous.

Face à la pollution, une urgence : agir

Nous devons faire face dans la métropole à 6.600 décès par an liés à la pollution de l’air, et nous considérons que les pouvoirs publics ne peuvent rester sans rien faire devant ce qui est une véritable catastrophe sanitaire.

Il y a urgence à agir pour améliorer la qualité de l’air à Paris et dans l’ensemble de la métropole. La décision de la maire de Paris d’interdire la circulation automobile sur les berges de la Seine est l’occasion de poser le débat sur les véritables enjeux pour nos habitants : la santé publique, mais aussi la construction d’une transition écologique de nos villes et de nos mobilités.

Un écueil à éviter : l’antagonisme Paris-banlieues.

Nous devons sortir de l’enfermement du débat sur cette question résumée trop souvent à une opposition stérile et factice entre Parisiens et « banlieusards ». Ce n’est pas ce que vivent et conçoivent nos habitants. Ce n’est pas ce qui permettra de lutter contre les frontières symboliques et réelles entre Paris et la banlieue. Enfin, surtout la pollution ne connaît pas de frontières.

Un défi : la transition écologique de nos villes et de nos quartiers

Nous avons accueilli en Ile-de-France en décembre dernier la COP 21 et c’est dans le sens des engagements ambitieux pris par les gouvernements, mais aussi par les élus locaux, que nous voulons agir ensemble pour mettre en œuvre la transition écologique.

Fermer les voies sur berges pour en faire un lieu de respiration, de loisirs, de sport et de partage, accessible à l’ensemble des habitants de la métropole est une action forte qui doit en appeler d’autres : le développement des mobilités durables, la rénovation énergétique des logements, la préservation et le développement des espaces de nature que sont les grands parcs urbains ou encore le développement de l’agriculture urbaine et des circuits courts.

C’est une dynamique à l’échelle de la métropole qui doit s’engager dans un dialogue constructif entre nos collectivités. C’est le sens de l’histoire.

Liste des signataires :

Stéphane Troussel, président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis – Socialiste ;
Gérard Cosme, président d’Est-Ensemble et maire du Pré-Saint-Gervais – Socialiste ;
Sylvine Thomassin, maire de Bondy – Socialiste ;
Meriem Derkaoui, maire d’Aubervilliers – Communiste ;
Stéphane Gatignon, maire de Sevran – Parti écologiste ;
Olivier Klein, maire de Clichy-sous-Bois – Socialiste ;
Michel Fourcade, maire de Pierrefitte – Socialiste ;
Bertrand Kern, maire de Pantin – Socialiste ;
Tony Di Martino, maire de Bagnolet – Socialiste ;
Azzedine Taïbi, maire de Stains – Communiste

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