1er mai 2016. Bilbao et Paris.

Les manifestations du 1er mai se suivent mais ne se ressemblent pas.

Bien que. Comme en 2015 les syndicats dit « réformistes » ceux qui, si l’esclavage était rétabli, engageraient une négociation pour discuter du poids des chaines, ne manifesteront pas. Ils appellent à des rassemblements pour « discuter  » de la loi travail.

Discutez, discutez il en restera toujours quelque chose.

Des syndicats somme toute bien plus timides dans leurs critiques de la loi dite « travail  » que les signataires (de dangereux gauchistes à l’image de François Lamy ou Marylise Lebranchu !) d’une tribune qui en critique les fondements mêmes.

Donc Solidaires-Sud, la CGT, FSU et FO défileront ensemble (ce n’était pas arrivé depuis des années) , les autres palabreront.

La conflictualité (comme on dit aujourd’hui) pour éviter de parler de tensions voire d’affrontements entre forces qui n’ont pas les mêmes intérêts est de retour ce 1er mai. Qui pourrait en être surpris ? La loi dite « Travail » est une attaque frontale contre des décennies de construction du droit du travail.

Vérité en deça des Pyrénées, erreur au-delà tant le climat des manifestations au Pays Basque semble apaisé. Quelques dizaines de policiers pour « encadrer » la manifestation à Bilbao, des centaines de CRS et gardes mobiles suréquipés à Paris.

Paris

A Paris… (Photo DR).

Précarité Bilbao

manif 1Les manifestants basques de la CNT (anarcho-syndicalistes) défilent, sereins, dans une ambiance bon enfant.

manif 2

 

La manifestation qui a débuté à 11h30 s’est terminée à 14h. Une heure après, rien ne laissait penser que le centre de Bilbao avait connu une manifestation. Fanions et banderoles parsemant le cortège avaient disparu. Pas un seul papier ou tract à terre.

Seuls quelques mini flyers de la CNT jonchent ici ou là le sol.

Il faut dire que le respect de l’espace public est, d’une manière ordinaire, particulièrement remarquable dans cette ville de 350 000 habitants. Pas de bataillons de services de propreté suivant les bataillons de CRS comme on le connait dans nos contrées.

Les Basques auraient-ils un rapport particulièrement respectueux à leur espace, hommage aux espaces naturels qui enserrent leur ville ?

Il faudra y revenir.

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