Pour fêter la journée de la Terre, la commission européenne relance pour dix ans l’utilisation d’un herbicide classé « cancérogène probable » !

Le glyphosate est la molécule active du désherbant Roundup – classée en mars 2015 comme « cancérogène probable » pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) chargée d’évaluer et d’inventorier les causes de cancer.

Le Parlement européen a voté en séance plénière une résolution acceptant une réautorisation,- dont l’homologation venait à échéance à fin juin 2016-  de la substance pour sept ans et assortie de différentes restictions (dont l’interdiction d’utilisation par les particuliers et les collectivités, la restriction de certains usages agricoles). Le projet porté par la Commission européenne n’intègre lui aucune de ces restrictions.

« La Commission demande aux entreprises qui vendent des produits à base de glyphosate d’apporter les données qui prouvent que cette substance n’est pas un perturbateur endocrinien, dénonce Michèle Rivasi, dépuré européenne EE-LV. C’est un non-sens total. La Commission et les États membres sont prêts à ré-approuver cette substance sans savoir si elle est un perturbateur endocrinien et en faisant confiance aux industriels pour leur apporter des éléments objectifs, tout cela à une date non fixée ! »

Que font et feront Ségolène Royal et Barbara Pompili ? Que fait la France en tant qu’État membre ?

De son côté l’association Générations futures publie une carte, celle des victimes des pesticides en France.

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