2015 commence très mal. François Hollande : « Un chemin, c’est là où il conduit ».

Après ses vœux télévisuels sans surprise autre que celle de constater qu’il sait soit bien ranger son bureau ou qu’il entend faire tabula rasa du bilan calamiteux des années 2012, 2013 et 2014 et se projeter « avec audace » dans l’avenir (les conseillers en communication du président sont impayables !) François Hollande était ce matin à la radio.

Réponse du berger à la tribune de la bergère donc : Notre-Dame-des-landes sera construit. Fessenheim sera fermé. Quand ? On ne sait pas. Mais c’est sûr, un jour viendra. Espérons que ce jour précédera une potentielle catastrophe.

Et puis après cette prestation radiophonique, le président est parti pour prendre un petit déjeuner avant le premier conseil des ministres de l’année. Où ça ?

Au ministère de l’Éducation ? Non.

Au ministère de l’écologie, l’année de la COP 21. Que nenni.

Non, au Ministère de l’intérieur ! Tout un symbole. Encore bravo.

Comme on lui demandait, lundi matin sur France Inter, s’il était sûr d’avoir pris « le bon chemin » et un chemin « de gauche », le président a répondu :
« Nous le verrons à la fin, parce qu’un chemin, c’est là où il conduit, et je fais tout pour que la France soit plus forte et plus juste à la fin de mon quinquennat. »

« Est-ce que c’est un chemin de gauche ? C’est un chemin qui fait en sorte que nous puissions donner autant de force qu’il soit possible à notre économie sans mettre en cause les valeurs républicaines et le modèle social. »

Des studios de France Inter à la Place Beauvau, il est beau le chemin.

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