Le PS a du mal à recruter des candidats pour les élections départementales, dit-on. A Saint-Denis, entre le PS, les ex-PS, les ex-affiliés PS et les ex-soutiens du PS, ça fait du monde.

« On ne se bouscule pas au portillon «  confie le responsable PS aux élections Christophe Borgel.

A Saint-Denis, au PS depuis 2012 c’est la dispersion. Scission au sein de la section après la prise de pouvoir de Mathieu Hanotin pour les législatives. La séquence post-municipales produit aussi les mêmes effets.

Fatima Laronde, ne représentant plus qu’elle même et ne pouvant plus se prévaloir de l’étiquette EE-LV, dépitée de n’être pas reconduite par Mathieu Hanotin comme co-listière pour les départementales part de son côté accompagnée de différents et nombreux soutiens issus de la liste de Mathieu Hanotin aux municipales. C’est osé voire courageux. L’intention tiendra-t-elle jusqu’au bout ?

C’est un peu l’implosion donc. Chacun s’envoie sur Facebook des amabilités. Reproche à Mathieu Hanotin de ne pas avoir tenu ses promesses et déclaration d’amour à la ville avec sa démission du conseil municipal pour conserver sa vice-présidence au conseil général. Interrogations d’ex-colistiers de Mathieu Hanotin portant sur les collaborateurs du groupe des élus PS.

Ca flingue dans tous les sens sur Facebook. Et 2014 n’est pas fini. Ca promet pour 2015.

Attaque en règle aussi contre  » les logiques d’appareils et partidaires «  dez la part de Fatima Laronde dans sa déclaration de candidature.

Un point positif à son actif. Elle n’avait pas jeté toutes ses affiches datant de 2011 indiquant « Ensemble, poursuivons le changement à gauche  »

Question changement, on a eu droit après à  » Le changement, c’est maintenant « . On connaît la suite.

Fatima Laronde prévoyante ? Assurément.

Elle recycle donc aujourd’hui les affiches de 2011 sur les murs de la ville.

Sur ce point on ne pourra lui contester une démarche d’écologiste.

Pour le reste on cherche encore. Quant à ses soutiens de 2011, relire aujourd’hui leur prose fait toujours sourire. Mémoire courte, monde cruel. Pas belle la vie (politique). Parions qu’aujourd’hui il suffirait de changer le nom des prétendants, la petite musique langue de bois serait la même.

Reconnaissons à Fatima Laronde son opiniâtreté.

Souvenirs, souvenirs…

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