« Eh, t’es viré ». Un motif ? Plus la peine selon Pierre Gattaz du Medef, trop contraignant. Gattaz l’homme qui aurait adoré le 19eme siècle.

Le président du Mouvement des entreprises de France (Medef), Pierre Gattaz, a suggéré jeudi 30 octobre que la France sorte de la convention 158 sur le licenciement de l’Organisation internationale du travail (OIT), afin de « lever » la crainte de l’embauche chez les chefs d’entreprise.

« Les chefs d’entreprise, quand ils peuvent embaucher, craignent de se trouver devant les prud’hommes s’ils rompent le contrat. C’est un des principaux freins à l’embauche », a déclaré M. Gattaz dans une interview accordée au journal L’Opinion.

C’est vrai quoi quand t’embauches, tu imagines l’horreur : le salarié il peut faire valoir ses droits devant un tribunal, c’est craignos quand même, j’en fais des cauchemars, c’est pas que j’embauche pas à cause de mes carnets de commande plutôt vides, non vois-tu c’est parce que j’ai la crainte.

« Reste que pour lever le frein juridique, il faut sortir de la convention 158 de l’Organisation internationale du travail qui nous oblige à justifier les motifs du licenciement. Tant qu’on aura cette contrainte supranationale, peu importe le contrat, le fond du problème ne sera pas traité. » rajoute Pierre Gattaz

C’est vrai quoi, si tu peux plus virer les gens sans motif, c’est hyper craignos. Faut être moderne, comme au 19 eme siècle, là tu pouvais dire au mec de l’atelier, hé duchmoll, tu prends ta gamelle et tu dégages. Et toi la belle, une petite gentillesse et je te garde encore une semaine, sympa non ?

Adoptée en juin 1982 et entrée en vigueur en novembre 1985, cette convention a été ratifiée par 36 pays. Dans l’Union européenne, elle a été ratifiée par Chypre, l’Espagne, la Finlande, la France, la Lettonie, le Luxembourg, le Portugal, la Slovaquie, la Slovénie et la Suède.

Son article 4 dispose qu’« un travailleur ne devra pas être licencié sans qu’il existe un motif valable de licenciement lié à l’aptitude ou à la conduite du travailleur ou fondé sur les nécessités du fonctionnement de l’entreprise, de l’établissement ou du service ».

Gattaz, le capital décomplexé.

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