Comme Vital Michalon en 1977, Rémi Fraisse en 2014 est tué par l’utilisation d’une grenade. François Hollande et Manuel Valls pleurent jusqu’à l’obscène la mort accidentelle de Christophe Jacquin de Margerie. Pas un mot pendant deux jours pour Rémi Fraisse, 21 ans, victime de la « force publique ». Haro sur les écologistes.

Des traces de TNT, un explosif utilisé dans les grenades utilisées par les gendarmes, ont été retrouvées sur les vêtements de Rémi Fraisse, le manifestant tué dimanche lors d’un rassemblement contre le barrage de Sivens, a annoncé mardi 28 octobre le parquet.
« Ces résultats, même partiels orientent l’enquête de façon significative puisque la mise en œuvre d’un explosif militaire de type grenade offensive semble acquise », a précisé le procureur d’Albi Claude Dérens.

Le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve a décidé de suspendre l’utilisation des grenades offensives. C’est une reconnaissance de la responsabilité des autorités.

François Hollande, Manuel Valls; Bernard Cazeneuve, François Fillon s’en prennent eux aux écologistes.

Nous n’étions pas à Sivens, mais nous étions à Nantes, Virginie Le Torrec et moi-même, le 22 février 2014 contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et nous pouvons témoigner de l’acharnement des forces policières à, non pas assurer « l’ordre public » mais à harceler systématiquement les manifestants, à ne pas permettre aux pompiers d’intervenir dès le départ d’un feu, de ne pas protéger des bâtiments, mais de laisser pourrir la situation et d’arroser de dizaines et de dizaines de bombes lacrymogènes des manifestants pacifiques.

Il n’y a décidément rien à attendre de nouveau dans la gestion des manifestations de la part de ce gouvernement.

Déjà en 1971 sous Raymond Marcellin, ministre de l’intérieur, les tirs tendus de grenade provoquaient cela en touchant un jeune élève instituteur, Richard Deshayes. Atteint en plein visage. Quarante fractures, le nez écrasé, toutes les dents brisées, un œil éclaté et l’autre perdu.

Richard-Dehayesd

Manuel Valls, premier flic de France en février 2014 est aujourd’hui premier ministre.

Comme le disait Cécile Duflot, la mort de Rémi Fraisse restera comme une « tâche indélibile sur l’action du gouvernement» ».

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