Daesh : à quoi joue la France dans la région ?

Alors que les troupes de Daesh s’approchent inexorablement de la ville syrienne kurde de Kobané à la frontière avec la Turquie, la situation est critique et EELV s’interroge sur la stratégie française.

On compte déjà des centaines de milliers de déplacés et la chute de Kobané constituerait une défaite symbolique majeure dans la tentative de circonscrire l’avancée de ces groupes aux pratiques barbares. EELV s’inquiète pour le sort des plus de 1,5 million de Kurdes syriens qui vivent dans la région et qui pourraient subir la menace djihadiste.

Le président de la République a décidé – sans débat au parlement – d’entraîner la France dans la coalition contre Daesh. Mais les frappes sont dénoncées comme ne servant pratiquement à rien et n’ont pas semblé freiner Daesh dans son avancée.

EELV appelle le président et le ministère des affaires étrangères à enfin recevoir les organisations kurdes de France pour échanger avec elles sur la meilleure manière de soutenir les kurdes, principal rempart contre l’avancée de Daesh en Irak et en Syrie.

Au sein de la coalition, la France doit faire entendre sa voix pour que des sanctions soient prises à l’égard des Etats soutiens de Daesh qui achètent son pétrole ou le financent et l’arment directement.

Dans l’immédiat, alors que la Turquie décide de sa participation dans la coalition, la France et l’Union Européenne doivent prendre des mesures humanitaires d’urgence pour protéger la population de Kobanê et aider la Turquie à accueillir les centaines de milliers de réfugiés.

Julien Bayou et Sandrine Rousseau, porte-parole nationaux

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