Alerte à la pollution atmosphérique ce mardi, ce qui vaut pour Paris doit l’être pour toute la Métropole. C’est une question de santé publique et de justice.

Ce mardi, l’Île-de-France subit un nouvel épisode de pollution de l’air francilien, selon Airparif. Pour éviter de renouveler le regrettable épisode du 6 au 17 mars 2014, les élu/es écologistes demandent que les mesures nécessaires soient mises en place immédiatement, comme la loi le permet désormais. « Les conséquences sur la santé de la pollution de l’air sont importantes et désormais prouvées. Il est inconscient de tarder à mettre en place les mesures correctives, nous frôlons la non-assistance à personne en danger », a déclaré Mounir Satouri, président des élu/es écologistes du conseil régional d’Île-de-France.

L’Organisation Mondiale de la Santé a indiqué que la pollution de l’air ambiant entraînait cancers, maladies respiratoires et autres troubles de la santé. L’organisme déclarait en début d’année qu’en 2012, près de quatre millions de décès prématurés dans le monde peuvent être imputés à cette pollution.

Mounir Satouri rappelle que les écologistes ont demandé que la Région mette en place une cellule de crise pour définir la procédure d’urgence et coordonner les acteurs chargés de sa mise en oeuvre. Cette cellule doit avoir l’autorité nécessaire pour donner le feu vert immédiat à la gratuité des transports, des parkings et à la circulation alternée.
Pierre Serne, vice-président en charge des transports rappelle qu’en mars, la gratuité des transports n’avait été mise en place que six jours après l’alerte et qu’il avait dû insister personnellement auprès du gouvernement pour enclencher la circulation alternée, dont l’efficacité est pourtant prouvée.

Par ailleurs, les écologistes vont proposer ce mois-ci une conférence citoyenne qui permettra aux Franciliennes et Franciliens eux-même de faire des propositions pour améliorer les politiques publiques existantes. « Ce Grenelle de l’air permettra de mettre toutes les personnes concernées autour de la table pour élaborer, ensemble de nouvelles solutions. », explique Mounir Satouri.

L’adjoint à la maire de Paris en charge des transports, Christophe Najdovski, déclare : «c’est une question de santé publique : nous demanderons à Ségolène Royal la mise en place de la circulation alternée et la gratuité des transports en commun dès mercredi si le pic de pollution persiste. Par ailleurs, le diesel étant responsable de ce nouvel accès de pollution, nous travaillons à la mise en œuvre de mesures de fond contre cette pollution. »

Pour Anne Souyris, coprésidente du Groupe écologiste de Paris (GEP), « Le poids des écologistes dans la nouvelle majorité municipale parisienne a permis de faire de la lutte contre la pollution une priorité de la mandature ». «C’est un premier pas qui doit être étendu dans le cadre de la future métropole et c’est dans ce sens que nous agissons au sein de la mission de préfiguration, ajoute David Belliard, coprésident du groupe écologiste.

Ce qui est devenu une priorité pour Paris et pour la région Ile-de-France doit aussi l’être au niveau métropolitain. C’est la condition pour agir efficacement et durablement pour un air plus sain pour toutes et tous.

Pour connaitre la pollution en temps réel sur Saint-Denis c’est ici.

Comme chacun pourra le constater la différence d’indice entre Paris et Saint-Denis parle d’elle-même sur ce que subit notre territoire.

Ce même jour se tenait en préfecture de région le premier comité de suivi sur le Schéma Régional Climat Air Energie. Nous y reviendrons.

Sur ce blog et sur le m^me sujet c’est ici.

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