Street food, du 19 au 21 septembre au Carreau du Temple. Ou comment la « nourriture de rue » peut-être tout autre chose que la vente de « maïschaud », bourré de pesticides, d’OGM, alimentation destinée au bétail, stockée dans des conditions effroyables et alimentant des filières exploitant la misère humaine

On ne les compte plus. A la gare, devant Carrefour, rue Charles Michels, installés là ou les flux importants favorisent l’activité commerciale les vendeurs illégaux de maïs grillés ou autres victuailles n’ont jamais été si nombreux.

Pourquoi ? A n’en pas douter de multiples facteurs concourent à cette situation qui sans être inédite n’avait jamais pris une telle ampleur.

Difficulté de mener des actions régulières conjointes de la police municipale et nationale, déplacement de vendeurs chassés du nord de la capitale (le 18eme arrondissement jouit du double de policiers nationaux que Saint-Denis) , adéquation d’une offre et de la demande -(0,50cts l’épis grillé, difficile de trouver moins cher pour caler une fringale ou pour certains l’ingrédient du repas du soir agrémenté d’une brochette cuite à la braise dans un charriot de supermarché)- structuration de filière semi-mafieuse tout se conjugue pour aboutir à une situation insupportable pour les proches riverains, piétons et utilisateurs du territoire.

Interrogeant deux vendeurs de maïs devant Carrefour, ils m’indiquaient ne pas savoir d’où provenait le maïs, seule certitude un grossiste les approvisionnait régulièrement.

Nous en sommes là.

Moins perturbants dans l’espace public que les attroupements de personnes alcoolisées qui se fixent rue Gabriel Péri ou près de la gare, ces ventes représentent, en sus des nuisances sur l’espace public, un problème de santé publique (nature des produits consommés).

Cela impose, outre les de régler cette question de toute urgence en combinant information des consommateurs sur les dangers des produits, prévention et répression.

Un volet reste entier, celui qui consiste en prenant acte de l’existence de ce marché, a permettre la constitution d’une activité légale, encadrée, contrôlée, conforme à la législation du commerce et de la santé publique.

Une cuisine de rue de qualité, en phase avec des habitudes culturelles de consommation.

Une cuisine de rue qui peut d’ailleurs être d’un point de vue nutritionel et qualitatif moins nocive que de nombreuses échoppes légales distillant des produits dont la consommation régulière les apparente à des armes de destruction massive ou de bombes à retardement.

Comme si les graisses ne suffisaient pas trois enseignes « offrent » maintenant à leurs clients la possibilité d’agrémenter leur Burger de sodas à volonté !

25 cl d’une célèbre boisson contiennent 9 sucres ! Que dire de plus ?

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