Nouveau gouvernement. Tout ça pour ça ? La macron-économie aux commandes.

Le conseil de discipline tenu à Matignon est très loin d’avoir atteint ses objectifs. Réaffirmer son autorité certes mais pour aboutir à un nouveau gouvernement qui avait déjà fait allégeance à François Hollande est ce vraiment un signe d’autorité et de légitimité ?

Elargir la base politique du nouveau gouvernement, s’ouvrir à la société civile, à des personnalités du monde de l’industrie, voire à des capitaines d’industrie pouvaient constituer un semblant de réponse apte à séduire ceux qui croient encore à la capacité de Valls et de Hollande pour sortir le pays du marasme. Un choc de communication. Que nenni.

Échec complet en somme. La société civile se résume à la nomination d’une -comme on dit- « tête bien faite », bardée d’un DEA de philosophe, énarque, du corps de l’inspection des finances, pianiste à ses heures… C’est un peu du même tonneau que Laurent Fabius en 1983. Plus jeune premier ministre, « la tête et les jambes », tagada tsoin tsoin…

Pour Valls, la société civile c’est un banquier d’affaires. C’est vrai, Emmanuel Macron n’est pas élu donc c’est la société civile. CQFD.

Ainsi, pour ceux qui aurait encore des doutes, après Montebourg qui salue l’arrivée dudit Macron (!), ce qui souligne les limites du désaccord politique de « l’homme à la marinière », le président et le premier ministre offre à la France, tenez vous bien, pas simplement un « jeune » (pour la fonction) homme brillant, non un virtuose, que dis-je un génie, Mozart est convoqué, on ne le savait pas mais Mozart était à l’Élysée.

Et là, le précaire, l’intermittent, l’employé lambda, le cadre au bord du burn out, le chômeur inconnu se sentent sauvés peut-être ?

Du Mozart oui, concerto pour un Medef et requiem pour la gauche.

Du côté des frondeurs, l’heure de vérité ne va pas tarder à approcher : Manuel va demander la confiance. Si le frondeur persiste à fronder, c’est à dire fronde vraiment, s’abstient et vote contre c’est à la clé, la dissolution. D’une épée de Damoclès (la dissolution) on passera au coup de massue en cas de retour aux urnes pour les « socialistes ».

Mai 2012-Août 2014. Un désastre.

Faire porter aux frondeurs le retour de la droite au pouvoir c’est fort, ceci dit comme le faisait remarquer ce matin un jeune rentrant de l’étranger (un vrai, 22 ans) faussement naîf :  » Mais, c’est pas déjà la droite qui est au pouvoir « 

Ils sont taquins, ces jeunes…

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