Montebourg, derniers jours… Hamon, le dos rond ?

Le Premier ministre conduit la politique du gouvernement. Manuel Valls a construit sa popularité (en chute libre) sur l’image d’un homme à poigne.

La « ligne jaune », dixit Matignon, ayant été franchie par Arnaud Montebourg, le premier ministre est au pied du mur.

montebourg

 

Ne rien faire est impossible, ce serait faire preuve de faiblesse et ruiner ce qu’il lui reste d’autorité et de légitimité politique.

Le prix à payer sera important : le signe non d’une preuve de fermeté mais la manifestation entêtée du refus réitéré d’affronter une interrogation qui parcourt de plus en plus le pays et en particulier la gauche : la ligne économique suivie par le gouvernement est-elle la bonne ?

Un premier ministre donc version caporal-chef : vos gueules dans les rangs ! Fixe !

Le président, enclin à la synthèse, à l’aune de ses 17% de confiance dans l’opinion, pourrait demander à son caporal-chef de calmer le jeu afin de ne pas aggraver la crise.

On imagine mal le fougueux Manuel accepter un double affront à ses responsabilités.

L’été est cruel pour l’exécutif, l’automne s’annonce dévastateur.

benoit-hamon

Montebourg se dirigeant vers la sortie on pourra mesurer à cette occasion la solidarité des « frondeurs » à son encontre et en particulier celle d’un de leurs chefs de file et collègue d’Arnaud, Benoît Hamon, qui l’a joué mezzo voce supputant que la sanction s’approche…

Publicités