L’ABCD des reniements et des reculades gouvernementales.

Nous sommes habitués depuis des mois (mai 2012) à la succession d’abandons, reniements de promesses et autre reculs gouvernementaux sur différents sujets: abandon du droit de vote des étrangers qui était acquis (si un référendum ou un vote du Parlement avait été organisé dans la foulée de l’élection de mai 2012) ; PMA et GPA annoncée puis enterrée ; fiscalité carbone abandonnée après la levée de boucliers des bonnets rouges…

La liste est longue et s’est enrichie ce matin de l’abandon des ABCD de l’égalité !

Le calendrier fixé par l’ex-ministre de l’éducation Vincent Peillon prévoyait une « évaluation » des ABCD entre avril et juin, « en vue de leur généralisation » à la rentrée. Avant même la divulgation du rapport d’évaluation attendue lundi 30 juin, M. Hamon a tranché. Malgré qu’il présente ces « initiatives pédagogiques » comme «globalement positives » l’outil pédagogique est abandonné.

Un « bilan d’étape » communiqué par le ministère le 13 janvier faisait état de remontées très positives. « 75 % des enseignants pensent désormais pouvoir agir sur la durée, sur eux-mêmes et sur les élèves pour créer les conditions d’une éducation à l’égalité pour les filles et pour les garçons », indiquait le ministère.

Car le constat est là : quarante ans après que la mixité a été rendue obligatoire à tous les niveaux d’enseignement, trente ans après que l’éducation nationale a inscrit dans ses missions la promotion de l’égalité, un rapport des inspections générales divulgué à l’été 2013 rappelait que « les stratégies des élèves sont largement influencées par leur appartenance de genre ». A l’époque, le mot n’était pas – encore – tabou.

Ceux qui vont se frotter les mains de ce nouvel abandon sont là. Ils ont pour noms Belghoul, Dieudonné, Soral, Escada ou Zemmour une sorte de conjuration d’imbéciles dangereux, d’antisémites notoires, de réactionnaires patentés, crétins médiatiques et autres ennemis de la République.

 

 

 

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