Antisémitisme au Front national ? Faut faire attention à la forme… quant au fond ?

A propos de Patrick Bruel, chanteur de confession juive qui a expliqué début avril qu’il ne se produirait pas dans les villes qui ont élu un maire FN, Jean-Marie Le Pen s’est amusé : « On fera une fournée la prochaine fois. »

M. Jean-Marie Le Pen estime que « la dénonciation médiatique des prétendus dérapages fait partie de l’arsenal de combat des ennemis du Front national »« Le mot ‘fournée’ que j’ai employé dans mon journal de bord hebdomadaire n’a évidemment aucune connotation antisémite, sauf pour des ennemis politiques ou des imbéciles », a-t-il fustigé.

C’est comme « Durafour crématoire » utilisé il y a quelques années, juste un bon mot peut-être.

« Sur la forme, c’est inacceptable et intolérable, ça fait du mal à ceux qui les entendent et se sentent concernés, ça fait du mal au Rassemblement Bleu Marine (RBM) et au Front national », a déclare le député Rassemblement Bleu Marine du Gard, Gilbert Collard.

De son côté, Florian Philippot, également vice-président du FN, a déclaré « se démarquer de ces propos, parce qu’ils sont d’une brutalité qui est inappropriée, qui est excessive et qui n’est pas comprise par beaucoup de Français »

Oui, juste sur la forme, faudrait-il le dire autrement donc ? Brutalité inappropriée, excessive, incomprise.

Bref, soyons brutaux sans être excessifs pour être compris ?

Dis comme cela on serait tout à fait rassurés. Pas vous ?

De la part de l’ancien dirigeant et créateur de la Société d’études et de relations publiques (Serp), spécialisée dans l’édition phonographique rien d’étonnant pourtant.  Les quatre disques intitulésLe IIIe Reich. Voix et chants de la Révolution allemande (1971), dont vous pouvez voir ci-dessous les pochettes des deux premiers albums procèdent juste, à n’en pas douter,  d’une approche de mélomane.

Un détail dans l’histoire de la musique en somme.

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