« Si François Rebsamen (ministre du Travail, de l’Emploi et du dialogue social) suspend les seuils sociaux il fera ce que la droite n’a jamais osé : c’est objectivement courageux. » déclare l’UMP Patrick Devedjian

Pour le ministre du Travail, la suspension transitoire des obligations qui s’imposent aux entreprises passant de 9 à 10 salariés, et de 49 à 50, permettrait de savoir si les seuils sociaux sont réellement des freins à l’emploi comme le soutient le patronat.

« Gardons le principe des seuils, à 10 pour créer des délégués du personnel, et à 50 pour le comité d’entreprise, mais suspendons leur enclenchement pendant trois ans », a proposé le ministre du Travail. « Si cela créé de l’emploi, tant mieux, sinon, on remettra les seuils en vigueur et on n’entendra plus l’argument patronal », a-t-il poursuivi.

Quelle inventivité, quel sens de l’innovation sociale dont le ministre fait preuve !

Le patronat prétend que l’existence de seuil est un frein à l’emploi, et bien supprimons les seuils…

Ainsi le ministre propose de geler pendant trois ans des avancées substantielles pour les salariés (mis en place en 1982 avec les lois Auroux) pour voir si les arguments du patronat tiennent la route. Pour voir, comme au poker.

Parions que si cela est vraiment mis en place et que si d’ici la fin du quinquennat la courbe du chômage s’inverse, le patronat et le ministre pourront en tirer la conclusion qui s’impose : des seuils déclenchant l’existence de délégués du personnel, de comité d’entreprise sont un frein à l’emploi.

La liste des freins à l’emploi est longue, très longue : salaire minimum, temps de travail réglementé, congés payés, section syndicale d’entreprise.

Supprimons tout cela et en route pour le plein emploi ! Qui dit mieux ? Pour voir.

 

 

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