Tristesse, déception… , abstention, colère et sanction. Débacle à gauche. 155 villes de perdues au profit de la droite. Le Front national s’empare d’une douzaines de villes. Bruno Leroux fait gagner la droite à Saint-Ouen. Le PS tente de barrer la route aux écologistes à Grenoble : belle victoire d’Eric Piolle. Échec cinglant de l’offensive Bartolone, après Razzy Hammadi, Mathieu Hanotin défait. Le Grand Pari(s) à droite. Saint-Denis résiste, encore et toujours !

« Il faudrait être aveugle pour ne pas voir une forme de tristesse chez ceux qui ont fondé beaucoup d’espoir dans le changement de président en 2012. Et c’est plus grave lorsque la gauche déçoit car il y a plus d’espoir mis dans le changement. »                    

(Cécile Duflot, Le Monde, le 22 février)

Il aura fallu moins de deux ans après l’élection de François Hollande et la vague rose des législatives pour qu’au premier scrutin intermédiaire la sanction sans appel tombe.

Du jamais vu. Une saignée brutale des villes qui va s’étendre aux intercommunalités et communautés urbaines.

Un changement de premier ministre sans changement de cap n’y fera rien. Une mèche s’est allumée et continuera à se consumer, elle porte plusieurs noms Hénin-Beaumont, Mantes-la-Ville, Villers-Cotterêts, Hayange, Béziers, Fréjus, Orange, Bollène…

Arrêtons là. Pas besoin d’être expert pour comprendre qu’il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

Dans notre ville qui avait voté à près de 80% pour François Hollande en 2012, la droite partidaire sera absente du conseil municipal. Une majorité d’électeurs dionysiens a montré son attachement à Saint-Denis qui résiste.

Que tous soient remerciés pour cette dure campagne. Les citoyens engagés, les militants, les colleurs de nuit, les colleurs de jour, les diffuseurs du petit matin, tous, ensemble.

Les faux pas, les meurtrissures de l’entre deux tours, le faible écart, l’abstention massive donne une idée de l’ampleur du travail à accomplir..

Tout commence… La victoire était donc impérative.

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