Mon programme, mon équipe, mon téléphérique…

« Nous construirons un téléphérique reliant la Porte de Paris à la Porte de la Chapelle. Rapide à construire et peu coûteux, il reliera la Plaine au reste de la ville et assurera une déserte (sic !) de proximité. »

C’est ce qu’on peut lire sur le dernier tract du candidat Mathieu Hanotin.

On ne vous cache pas qu’on a du mal à comprendre. C’est quoi le parcours ? Le téléphérique passe au dessus de l’autoroute A1 et de la A86, avec des pylones de combien de mètres ? Pour s’arrêter où ? Premier arrêt ? Avenue François Mitterrand ? Plus loin  ?

Les pylones on les met où ? Au ras des immeubles avenue du président Wilson ? La ville intense et harmonieuse ?

Sur la couverture de l’autoroute A1 ? Du côté des ingénieurs des Ponts et chaussées, ça va pouffer de rire.

Alors quoi ?

« C’est la nouvelle mode. A l’approche des élections municipales, tout le monde veut son téléphérique urbain. Dans le cœur des candidats, le câble a remplacé le tramway, vedette du précédent scrutin. D’ailleurs, de nombreux prétendants présentent des projets estampillés « tramway aérien », comme pour donner des gages de sérieux. »

nous dit un article du Monde. 

« La liste s’allonge tous les jours : Nancy, Poitiers, Béziers ou Port-Vendres (Pyrénées-Orientales). Souvent, le projet émane de candidats en mal de notoriété, désireux de donner d’eux-mêmes une image innovante à peu de frais. » renchérit l’auteur, l’excellent observateur des mobilités, Olivier Razemon, qui, pour une fois, n’est pas à jour.

Intense et harmonieuse, on vous dit.

Lire ici l’article du Monde.

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