A l’incompétence, l’ignorance et l’allégeance s’ajoute aujourd’hui le mensonge.

N’ayant recueilli que 19 voix lors de l’AG  d’ Europe Écologie Les Verts du 12 décembre sur la proposition qu’elle défendait (une alliance avec Mathieu Hanotin, vice président du conseil général, député et candidat au poste de maire) Fatima Laronde a tenté dans un premier temps de jeter le discrédit sur le résultat de cette AG (61 voix pour un accord avec le Front de Gauche, 20 voix pour une liste autonome, 19 voix pour une alliance avec le PS).

Cela n’est ni respectueux du choix des adhérents qui ont pris, en conscience, une décision politique, ni respectueux pour son parti et encore moins pour les dionysiens à qui elle voudrait faire croire que la position très majoritairement exprimée le 12 décembre en faveur d’un accord avec le Front de Gauche relèverait d’un coup de théâtre de dernière minute.

Une présence réelle sur la ville, l’écoute de l’opinion des citoyens, ne serait-ce que de celle des adhérents d’Europe Ecologie-Les Verts, permettait à tout à chacun de prédire le choix qui s’est exprimé en faveur d’un accord avec le Front de Gauche à défaut d’en avoir prévu l’ampleur.

Les propos de Fatima Laronde ne révèle qu’une chose : elle a pris son désir d’allégeance d’EELV au Parti socialiste pour la réalité.

Tout aussi éloignée de la réalité du terrain qu’ignorante des politiques publiques menées par la ville, Fatima Laronde tente aussi de dénigrer le travail de la majorité municipale au cours de ces dernières années : contre-vérités, déni des réalités, caricature grossière, tout y passe.

Abandon de la certification environnementale dit-elle, oui et assumée et recommandée par les services eux-mêmes car mobilisant un temps infini sur des procédures administratives plutôt que sur l’avancée concrète des actions.

Total a une certification environnementale Iso 14001, Vinci se réclame de la même certification pour faire des « éco-autoroutes » ! L’aéroport Notre Dame des Landes certifié Iso 140001, le greenwashing, l’habillage écolo a de beaux jours devant lui avec des conceptions de ce genre.

L’introduction et l’extension de produits bio dans les cantines scolaires et les repas distribués s’est poursuivie et s’amplifiera. Il facile de pointer les faiblesses mais l’honnêteté voudrait qu’on indique que les objectifs du Grenelle de l’environnement en matière de restauration bio collective peinent à être réalisés dans les collectivités faute d’une aide publique conséquente à cette filière permettant l’accès à des prix maitrisés. Bien sûr pas un mot sur le fait que la restauration scolaire de la ville a été classée première sur 606 collectivités passées au crible de l’UFC-Que Choisir.

Idem pour le prix remporté par la ville tant en matière de commande publique et ses critères environnementaux.

En matière de circulations douces et de vélos en libre service, l’échec douloureux de Velcom n’empêche pas que les écologistes portent au sein de la majorité municipale l’exigence des associations investies sur cette question pour que les choses aillent plus vite. Aujourd’hui, l’actualité de ce dossier commande de dire que le Conseil Général a fait l’objet d’une interpellation de la part de l’association « Vélo à Saint-Denis » qui dénonce sa politique de la chaise vide comme un obstacle majeur à la réalisation du schéma de développement des pistes cyclables adopté à Plaine Commune, de nombreux axes structurants (60 %) relevant des compétences du département.

Par ses actions quotidiennes, les politiques publiques mises en œuvre au long cours, dans le soutien apporté à diverses associations comme Clinamen, le parti poétique et sa Zone sensible, la Banque du Miel, les AMAP, le référentiel d’aménagement écologique de Plaine Commune, la gestion différenciée des espaces, l’abandon programmée des phytosanitaires, l’Education à l’environnement, toutes ces orientations répondent à une grande partie des 20 objectifs de la Stratégie Nationale de la biodiversité 2011-2020.

Concernant les questions énergétiques, le silence fait sur les objectifs de résorption de la précarité énergétique au sein du PNRQAD traduit encore une fois soit l’ignorance soit la mauvaise foi, et que dire du silence sur la mise en service de la centrale biomasse de Stains qui porte à 27% le recours à des énergies renouvelables sur le réseau de chaleur alimentant l’équivalent de 40 000 logements sur le territoire.

Passé sous silence aussi les objectifs du cahier des charges assignés à la future délégation de service public qui permettra de passer à plus de 50 % d’ENR sur le quatrième réseau de chaleur en France combinant des objectifs vertueux de maitrise des coûts pour les usagers et de moindre émission de CO2.

Pas un mot non plus sur les économies substantielles de fluides (énergie et eau) réalisées dans le patrimoine communal alors que celui ci  ne cesse d’étendre son périmètre (plus de 3000 m2 construits depuis 2008). Le bilan carbone de la municipalité a été réalisé, le Plan Climat Energie Patrimoine et services sera lancé au cours du premier trimestre 2014. L’agence locale de l’énergie et du Climat a elle ouvert ses portes place Robert de Cotte.

La construction soutenue de logement, un des objectifs majeurs du ministère du logement dirigée par Cécile Duflot, la réalisation de nombreux parcs urbains ces dernières années (Parc des Acrobates, Parc urbain du Franc Moisin, le Parc de la cristallerie, les espaces verts prévus à la Confluence, à la friche Condroyer dont 5000 m2  accessibles en plein  hypercentre entre les rues de la République et Emile Connoy), les vastes espaces de la rénovation de Pierre Sémard inaugurés en leur temps par la vice–présidente à la Région Emma Cosse, aujourd’hui secrétaire nationale d’EELV, relèvent-ils du « bétonnage intensif et anarchique » ?

Témoignant dans ses propos de son incompétence et de son ignorance en matières de politiques publiques, elle ne fait que la démonstration de son allégeance renouvelée à Mathieu Hanotin, au prix du mensonge et du travestissement de la réalité en prétendant maintenant regrouper « 38 militants » EELV.

18 adhérents seulement, plus elle, on a bien les 19 voix qu’elle a recueillies le 12 décembre autour de sa proposition.

La vérité des chiffres est aussi simple que cela.

Ca faisait un peu juste mais on peut toujours solliciter les amis, n’est-ce pas ?

Publicités