Le président de l’Autorité de sûreté nucléaire, Pierre-Franck Chevet, met en garde contre un risque d’accident en chaîne. Et à Flamanville, la construction de l’EPR ne cesse de cumuler explosion du coût, malfaçons et recours au travail illégal.

Le président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) entend que les risques d’accident ne soient pas oubliés lors de la conférence environnementale qui se tient vendredi et samedi. Pierre-Franck Chevet appelle le gouvernement à trancher vite sur les choix énergétiques des dix prochaines années. Et EDF à accélérer la fermeture de Fessenheim.

Quels sont les risques d’accident nucléaire en France?
Notre parc a l’avantage d’être standard. Quand il y a un problème, on peut le traiter sur toutes les centrales si on le repère vite. À l’inverse, si on le détecte tardivement, il y a un risque qu’il apparaisse sur d’autres réacteurs. On peut avoir une anomalie grave, de la corrosion ou une fuite, sur cinq à dix réacteurs en France. Dans ce cas, l’Autorité de sûreté nucléaire pourrait les arrêter pour une durée indéfinie.

Ce risque est-il élevé?
Nous jugeons ce scénario plausible, voire réaliste, et en tout cas pas impossible. On n’en est pas passé loin il y a vingt ans quand une fissure a été détectée sur le couvercle de la cuve du réacteur du Bugey [Ain]. Je ne vois pas de relâchement pour le moment, mais c’est la priorité numéro un pour nous et elle doit l’être pour EDF. Un tel événement nécessite d’avoir des capacités de production de substitution pour absorber le choc d’un arrêt de cinq à dix réacteurs.

Lire la suite de l’article du Journal du Dimanche ici

Le coût d’une catastrophe

En 2007, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) avait évalué une série de scénarios catastrophe en prenant comme exemple a centrale de Dampierre, dans le Loiret. Dans ce rapport, le coût du « cas de base » était estimé à 760 milliards d’euros. Celui d’une situation extrême atteignait 5.800 milliards, l’équivalent de trois années de PIB.

L’impact géographique et sanitaire

nucleairePendant ce temps à Flamanville le chantier se poursuit.

Publicités