Contributions au débat sur la Métropole (16). La Métropole du Grand Paris, intégration ou confédération ? par Gérard Lacoste, directeur général adjoint de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme d’Île-de-France (IAU-ÎdF)

Le fonctionnement des collectivités franciliennes est trop complexe et justifie une réforme. Revenant sur ses enjeux politiques et financiers, Gérard Lacoste souligne des questions essentielles : les limites de la Métropole et les équilibres entre le centre et les périphéries. Deux visions de la métropole sont en discussion ; différentes, elles ne sont pourtant pas inconciliables.
Début juin, le projet de Métropole du Grand Paris figurait en bonne place aux côtés des métropoles de Lyon et d’Aix–Marseille dans le projet de loi déposé par le gouvernement. Il a été, dans un premier temps, supprimé en première lecture au Sénat dont certains membres s’opposaient aux conditions de bouclage de la carte intercommunale. Cette issue provisoire a braqué les projecteurs sur la « singularité francilienne », seul espace urbain qui ne serait pas doté de « sa métropole » si les choses en restaient là !
C’est alors que le gouvernement a déposé, lors de l’examen du projet par l’Assemblée nationale, un texte radicalement différent du précédent.
Quand le texte initial renforçait les intercommunalités pour en faire la pierre angulaire d’une métropole confédérée, ce nouveau projet vise, dans les trois départements limitrophes de Paris, à fusionner les intercommunalités pour créer avec la capitale une métropole fortement intégrée, d’un type nouveau.
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