Le tribunal ordonne la libération des quatre personnes en centre de rétention depuis le 26 août mais…

les quatre personnes sont cependant toujours au Tribunal (Meaux) en attente de la décision qui sera prise dans les heures qui viennent à savoir un appel ou non du jugement rendu ce jour aux environs de 13 h ordonnant leur remise en liberté.

Leur mise en centre de rétention étant insuffisamment infondée car s’appuyant sur le motif qu’étant né à l’étranger (en l’occurence à Bamako) il en était conclu qu’il pouvait se trouver au moment de leur arrestation en situation irrégulière sur le territoire.

Rappelons cette évidence des milliers de personnes sont nées à l’étranger cela n’indique en rien ni n’empêche qu’elles puissent être françaises ou en situation régulière sur le territoire.

Dans les heures qui viennent nous aurons donc une indication sur les intentions des autorités quant aux suites qu’ils entendent donner aux multiples revendications émanant des associations, de la municipalité, des ex-résidents du 50 et du 103 rue Gabriel Péri réclamant la libération des quatre personnes, l’ouverture du processus de régularisation et un hébergement d’urgence pour les personnes à la rue.

Souhaitons que la sagesse, le souci d’apaisement l’emporte. Cela conforterait et donnerait de la crédibilité à l’invitation faite hier par la préfecture de Bobigny de déposer rapidement des dossiers pour toutes les personnes du 50 et du 103 Gabriel Péri.

C’est en substance le message qui a été transmis hier à la délégation qui s’est rendue à la préfecture de Bobigny.

La vigilance reste de mise.

Publicités