Vous avez dit transition énergétique ? On interdit pourtant d’avoir recours à l’énergie hydraulique d’un moulin pour produire de l’électricité ! Un dionysien a besoin de notre soutien.

La situation paraît simple, vous achetez un moulin, vous le restaurez, vous entendez donc lui redonner vie.

Au moment où le territoire a vu l’éclosion ces dernières années de nombreux éco-musées, quoi de plus évident que de restaurer un patrimoine, de le faire vivre et d’y restituer donc une de ses fonctions potentielles : produire de l’énergie et en l’occurence sa propre énergie électrique.

Lieu de vie, lieu de production, restauration d’un patrimoine tout cela va dans le sens d’un aménagement du territoire, d’un ménagement des territoires ruraux qui se désertifient.

La démarche de production d’électricité évite un raccordement (inexistant) coûteux au réseau,  inesthétique d’un point de vue de respect des paysages et la production de déchets nucléaires, bref on est en pleine transition énergétique, à une toute petite échelle certes mais comme on dit (et en l’espèce ça tombe bien ), ce sont les petits ruisseaux qui font les…

Eh bien non, tout cela serait trop simple, l’administration un beau jour vous dit non alors qu’elle disait oui depuis… 1876.

Incompréhensible. Le citoyen en effet ne comprend pas et n’entend pas en rester là.

Alors bras de fer entre le pot de terre et le pot de fer ? Il serait préférable que l’administration revienne à la raison. La transition énergétique ne peut se réduire à un moulin à paroles.

Du côté du moulin du boeuf, on aimerait, alors que les roues à aube ruissellent d’eau claire pouvoir fredonner encore longtemps, allongé au bord de la rivière,  un brin d’herbe au coin des lèvres, une petite comptine  » Meunier tu dors, ton moulin, ton moulin va trop vite, meunier tu dors, ton moulin, ton moulin va trop fort « …

Le droit d’usage du moulin du Bœuf est menacé. Soyons vigilants et faisons vivre nos rivières.

Trouvons un accord avec l’administration

Vous connaissez peut-être le moulin du Bœuf, il est construit à Bellenod-sur-Seine entre Dijon et Châtillon-sur-Seine, entre la RD 901 et le lit de la Seine, à 30 km de sa source. Ce site remarquable, un peu sauvage, est un repère important pour les habitants du canton comme pour les touristes de passage en Bourgogne et dans le Châtillonais.

En 2010, M. Gilles Bouqueton acquiert le moulin et rénove l’édifice pour l’habiter et y travailler. Il prévoit de produire l’électricité avec les roues à aubes et l’énergie de la rivière.

En 2013, la préfecture de Côte-d’Or supprime le droit du moulin à utiliser l’énergie de l’eau : à ce jour il est devenu interdit d’utiliser les roues du moulin du Bœuf pourtant autorisées depuis 1876.

Un bras de fer est malheureusement engagé contre cette décision injuste. Un « recours gracieux » argumenté a été adressé à la Préfecture. Il est à craindre qu’il reste sans réponse. Dans ce cas le recours « contentieux » devant le Tribunal Administratif est envisagé pour plaider la cause du moulin du Bœuf, à grands frais inutiles bien sûr pour le meunier.

Votre adhésion à cette pétition permettra de convaincre Monsieur le Préfet de la Côte-d’Or qu’il faut préserver le patrimoine et maintenir le droit du moulin du Bœuf pour produire de l’électricité dans le respect des lois. Votre soutien est essentiel !

Pour apporter votre soutien, vous pouvez signer la pétition à cette adresse.

Pour en savoir plus sur le sujet et l’actualité des ouvrages hydrauliques du Chatillonnais où se trouve le moulin du bœuf.

 

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