« La ville est sale. » Petite chronique du jour.

Rue des Ursulines. 30 juillet.

Je signale vers 14h30 deux dépôts sauvages au numéro 4 de la rue (bouteilles de gaz, objets métalliques et autres objets) et 10 (planches de bois, valise et divers objets) de la rue.

Vers 16 h un couple de Roms emmènent quelques objets métalliques et une couverture.

Une passante leur offre une cigarette, la femme lance un grand merci. C’est normal lui répond la passante.

Vers 16 h15 un véhicule de Plaine Commune évacue les dépôts sauvages.

17 h30. Un véhicule de Plaine Commune fait un passage, nettoie la chaussée, dans les deux sens.

17h45. Le même véhicule de Plaine Commune assisté d’une personne nettoie au jet l’ensemble de la chaussée et plus particulièrement trottoirs et caniveaux afin que le véhicule évacue les derniers petits détritus repoussés vers lui.

17h 50. Une femme tirant un caddie s’arrête, fait signe qu’elle veut passer, s’impatiente et ne supportant pas d’avoir à attendre 1 minute renverse de deux coups de pied deux poubelles pleines sur le trottoir qui venait d’être nettoyé à fond.

Le bruit des véhicules couvre mes cris d’indignation. La femme repart en sens inverse.

17h 55. Un agent de Plaine Commune relève les poubelles et les remplit de ce qui s’est déversé sur le trottoir. Il a tout vu. Sans doute dégoûté intérieurement mais stoïque il intervient. Je lui adresse un signe de solidarité.

18h. La rue des Ursulines est propre.

La ville est sale disiez-vous ?

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