Delphine Batho : « J’assume d’être une lanceuse d’alerte pour la gauche et pour l’écologie. Je ne suis pas une victime. Je n’accepte pas le renoncement de l’espoir du 6 mai ». L’ex-ministre tape dur et juste.

« Les forces opposées au changement sont puissantes. Le moment est venu de se mobiliser pour faire face aux forces qui empêchent le changement ».

« J’ai évoqué la déception, le doute qui existe. Ce que je n’accepte pas, c’est le tournant de la rigueur qui ne dit pas son nom et qui prépare la marche au pouvoir de l’extrême-droite ».

« C’est un ministère très exposé à l’action des lobbyes. Tous ceux qui sont passés par ce ministère vous le diront. Mais j’ai la nuque raide et ça ne m’a pas impressionnée »

« Jérôme Cahuzac a eu droit à des remerciements dans le communiqué de Hollande »

« Le sujet c’est l’orientation politique du gouvernement »

« L’enjeu c’est la part qui sera réservée à la transition énergétique »

« La politique d’austérité en Europe contribue à faire le lit de l’extrême droite »

« Il y a besoin d’une perspective de transformation sociale »

« Il y a un problème sur le fond, il y a un problème sur la forme. il y a un tournant de la rigueur qui ne dit pas son nom, je l’ai dit »

Le bilan est sévère, les critiques acerbes. Delphine Batho a non seulement choisi de ne pas se taire, elle a opté pour une attitude offensive. La pression politique sur le gouvernement va s’accentuer.

Il va être difficile pour celui-ci de ne pas donner des signes rapides sur le sujet de l’écologie. La nature des critiques de Delphine Batho met aussi la pression sur nos ministres écologistes qui ne peuvent se trouver en porte-à-faux sur ces questions.

« Delphine Batho perd son poste mais sauve son honneur. C’est sans doute ce qui assurera, paradoxalement, son avenir politique. » était-il écrit sur ce blog il y a 2 jours.

On vient d’en avoir la confirmation ce jour.

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