« La politique de la France ne se fait pas à la corbeille » disait le général de Gaulle en 1966. En 2013, elle semble bien dictée par la finance et la Cour des comptes. Premières victimes, la politique des territoires et l’écologie !

« La politique de la France ne se fait pas à la corbeille », la formule est restée célèbre. Le général de Gaulle entendait indiquer avec celle-ci que les intérêts privés des investisseurs ne sauraient dicter leur loi à la politique d’un État qui se voulait stratège, centralisateur et maître de ses choix.

Depuis beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et en particulier du côté du ministère des Finances à Bercy.

Pour preuve le débat d’orientation des finances publiques qui se tiendra mardi 2 juillet à l’Assemblée nationale et dont on possède un avant-goût, le gouvernement ayant transmis à la commission des finances du Palais Bourbon des informations sur le volet dépenses du projet de loi de finances (PLF) pour 2014.

L’exécutif a prévu de faire 14 milliards d’euros d’économies en 2014, de diminuer de 4 % les moyens affectés aux opérateurs de l’État et de maintenir l’austérité salariale dans la fonction publique.

Des décisions bien en phase avec les exigences de la Cour des comptes qui indiquait, le 27 juin, que la France devait trouver 13 milliards d’économies en 2014 et 15 milliards en 2015 pourrevenir à 3 % de déficit en 2015.

Les secteurs les plus touchés par ce recul des dépenses publiques entre 2013 et 2014 ne peuvent que choquer les écologistes et semer sinon un vent d’indignation à tout le moins une profonde interrogation.

Politique des territoires  : un recul de 8%

Écologie et aménagement durable : un recul de 7%

Un affront à notre ministre du Logement et de l’Égalité des territoires !

La bagarre va être rude !

Ci-dessous les chiffres secteurs par secteurs (DR: Le Monde)

Tableau

Publicités