Emplois d’avenir : les départements qui en ont le plus besoin, comme le 93, très à la traîne. Des résultats en Ile-de-France très en deça des objectifs gouvernementaux. Stéphane Troussel s’indigne, les acteurs du secteur dénoncent le mauvais procès fait aux associations et aux collectivités.

Selon des chiffres divulgués par « Le Monde », seuls 17 347 contrats ont été signés en six mois pour un objectif fixé à 94 000 à fin 2013.

Certains départements, dont la Seine-Saint-Denis, ont réalisé moins de 6 % de leur objectif annuel.

Selon les données départementales la mesure peine à démarrer dans les territoires qui en ont le plus besoin, notamment en Seine-Saint-Denis.

Fin avril, à peine 165 contrats avaient été signés – en six mois – sur les 2 754 prévus pour l’ensemble de l’année pour le département, soit moins de 6 % du total.

« Les missions locales fonctionnent mal en Seine-Saint-Denis et les collectivités ne font pas assez d’effort », estime-t-on au ministère pour expliquer ce retard. Les collectivités du département, plus pauvres que la moyenne, renâclent à s’engager sur l’embauche d’un jeune pour trois ans, même financée à 75 % par l’Etat.

Un constat particulièrement inquiétant pour un dispositif conçu pour les jeunes sans qualification et ceux issus de zones urbaines sensibles (ZUS) avec un objectif de 20% qui atteignait difficilement les 14,6 % en avril. 

L’Ile-de-France affiche un taux de réalisation particulièrement bas, avec à peine plus de 12 % des contrats prévus pour l’année signés fin avril. « Sur les 45 missions locales qui ont le moins prescrit en France, 20 sont en Ile-de-France », constate, dans un document, l’inspection du travail régionale.

Un constat que réfute et dénonce le président du conseil général Stéphane Troussel qui n’a pas du tout apprécier les déclarations gouvernementales, a fortiori quand elles émanent de membres du parti auquel il appartient.

Les acteurs du secteur comme le conseiller municipal délégué dionysien Patrick Vassallo, vice-président de l’Union nationale des missions locales et président d’Objectif Emploi dénonce la charge injuste du ministre du Travail, Michel Sapin.

La situation du département appelle plus de nuances et à tout le moins un rappel de la situation réelle du département : endettement, difficultés de boucler les budgets des associations, injonction de l’État de réduire les dépenses.

En d’autres termes; les dés sont pipés et le département et autres ZUS stigmatisées.

Le constat reste en tout cas sur un point incontestable : les résultats en Ile-de-France très en deça des objectifs gouvernementaux, les emplois d’avenir ayant été lancé sous son égide, c’est en dernière analyse le gouvernement qui sera jugé.

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