Obsolescence programmée : les écologistes ouvrent le débat contre la société du prêt-à-jeter, du tout jetable. A voir la fabuleuse histoire de l’ampoule de Livermore.

Suite au dépôt d’une proposition de loi portant sur la lutte contre l’obsolescence programmée, Jean-Vincent Placé, Sénateur de l’Essonne et Président du Groupe, a obtenu au nom du Groupe écologiste un débat sur le sujet au Sénat, une première dans une assemblée parlementaire en France.

Ci-dessous l’histoire de l’obsolescence programmée depuis les années 20. Gaspillage, déchets, épuisements des ressources.

La position gouvernementale est malheureusement bien timorée sur la question voir ici les réserves exprimées par Benoit Hamon reprise ici sur le site de l’Institut de l’économie circulaire.

Pour Jean-Vincent Placé : « Il est temps de stopper la course effrénée au tout-jetable et de faire bouger les lignes en proposant de réelles alternatives pour une technologie et un modèle économique durables. »

Pour Joël Labbé, Vice-président de la commission des affaires économiques : « La fin de la surconsommation de masse est un enjeu social et environnemental. Pour peu qu’elle soit adossée à une stratégie industrielle intelligente, les impacts économiques peuvent être profitables à l’ensemble de la société. » 

L’objectif de cette séance du mardi 23 avril après-midi consistait à poser le débat sur la scène publique, présenter les positions des différents groupes politiques du Sénat et obtenir des engagements de Benoît Hamon, Ministre de l’Économie sociale et solidaire et de la Consommation, qui répondra aux intervenants et présentera dans les semaines qui viennent une loi sur la consommation.

Les écologistes présentent les grands axes qu’ils défendent sur le sujet dans leur proposition de loi, à savoir :

Définition du délit d’obsolescence programmée pour permettre des actions en justice, notamment grâce aux « actions de groupes ».

Extension de la durée légale de garantie de 2 à 5 ans (de façon progressive) : La garantie sur les produits progressivement étendue à cinq, conduirait les industriels à concevoir des produits durables et de qualité, afin de ne pas subir les coûts de la réparation.

Accès aux pièces détachées pendant une période de 10 ans (dans un délai court, 1 mois) pour faciliter la réparation. La meilleure qualité des produits permettrait une réindustrialisation locale et des créations d’emplois non délocalisables pour l’entretien et la réparation.

Bonus/malus de l’éco-contribution, dans le but de valoriser l’allongement de la durée de vie du produit,  notamment par l’amélioration de sa réparabilité.

Demande d’un rapport sur les perspectives de l’économie de fonctionnalité en France, qui pourrait constituer une alternative économique pour un modèle de développement soutenable, complémentaire à l’économie circulaire.

Comment lutter contre l’obsolescence programmée ?

Publicités