Non Jean-Luc Mélenchon, ni « penser français », ni « penser finance internationale », penser global !

On ne saurait reprocher à Jean-Luc Mélenchon une intention antisémite quand celui ci déclare que « Pierre Moscovici ne pense pas français mais finance internationale ».

On pourrait par contre reprocher à Jean-Luc Mélenchon de ne pas faire attention aux mots, à la langue française qu’il sait manier avec verve et aux résonances que certaines formules peuvent prendre.

Doit-on penser qu’il est trop cultivé pour ignorer cette dimension et qu’en ce cas il s’est montré peu soucieux, voire indifférent à la petite musique de son propos qui fait écho aux sombres discours opposant « le penser français » au cosmopolitisme de la finance ?

Jean-Luc Mélenchon nous dit tout ignorer de la « religion de Pierre Moscovici « .

S’agit-il franchement dans cette affaire de « religion » ?

S’agirait-il d’ignorance ? Jean-Luc Mélenchon apprend-il à cette occasion que Pierre est le fils de Serge Moscovici, un des penseurs de l’écologie politique ?

Souhaitons que Jean-Luc Mélenchon se penche alors sur la biographie du père, il comprendra sans difficulté  » les effets de résonances ».

Souhaitons surtout aussi qu’il comprenne qu’aujourd’hui comme hier, et c’est tout l’enseignement et la vie de Serge Moscovici, il ne s’agit ni de « penser français » ou de « penser finance internationale » mais de « penser global ».

La justice sociale, la solidarité internationale, l’urgence écologique planétaire sont des antidotes assez puissants pour résister aux régressions nationales et combattre les ravages de la finance.

Jean-Luc Mélenchon préfère-t-il agiter de vieilles lunes et autres relents cocardiers ?

Publicités