Doit-on exploiter du gaz de schiste en France ? Oui, répond Gérard Mestrallet, le président de GDF-Suez… et ça peut durer un siècle !

Sur quel sujet ne doit-on pas faire l’impasse pendant ce débat ? 

Le gouvernement a raison d’ouvrir ce débat et il doit se faire sans tabous. Il ne faut pas éclipser la question de la compétitivité. L’énergie en est un facteur clé pour les entreprises. Aux États-Unis, la production d’électricité, grâce au gaz de schiste, est devenue bon marché. Des usines ont même été rapatriées pour profiter de cet avantage et des milliers d’emplois ont été créés.

Doit-on exploiter du gaz de schiste en France ?

L’extraction de toute ressource doit se faire en protégeant l’environnement. Mais la fracturation hydraulique n’est pas condamnée. Pourquoi l’avoir exclue sans l’améliorer? GDF Suez la pratique en Allemagne et aux Pays-Bas pour produire du gaz. Elle comporte des risques comme toute activité industrielle, mais on peut l’exploiter convenablement. Le potentiel, on parle d’une centaine d’années de réserves, est considérable. Pourquoi se priverait-on à jamais de ces ressources si elles existent ?

Un siècle de réserves et de consommation d’énergie fossiles, est-ce bien raisonnable si l’on veut réduire les émissions de gaz à effet de serre et contenir le réchauffement climatique ?

C’est la question qui n’a pas été posée à Gérard Mestrallet dans l’interview donnée au JDD le 9 mars 2013.

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