En hommage à Stéphane Hessel. Ce qu’il soutenait dans sa motion au dernier congrès du parti socialiste « Plus loin, plus vite. Pour un autre modèle de développement économique, social et écologique ». Respecter son combat c’est mettre en œuvre ses exigences !

Stéphane Hessel est mort. Ses dernières propositions pour sortir de la crise restent d’une cruelle actualité. Emploi, partage et réduction du temps de travail, démocratie, cumul des mandats, VI ème République. Le parti socialiste, le gouvernement sont restés manifestement sourds à ses exigences.

L’indignation a toutes les raisons de s’amplifier.

Pour aider le gouvernement à transformer la société, pour le pousser à oser, à aller plus loin et plus vite, le PS doit lui-même faire preuve d’audace et passer à l’action. Voter pour notre motion, c’est demander à la direction du PS de poser 4 actes très concrets :

1 > Pour peser sur la grande négociation européenne qui commence en octobre, organiser dès le mois de novembre un Congrès qui réunira toutes celles et ceux qui veulent construire une Europe démocratique et sociale.

Invitons tous les socialistes d’Europe mais aussi les syndicats et des ONG à se retrouver à Strasbourg pour travailler ensemble pendant 3 jours sur l’Europe démocratique, l’Europe sociale, l’impôt européen sur les dividendes, une Europe qui s’attaque enfin aux paradis fiscaux et au dérèglement climatique.

L’Europe est à la croisée des chemins. Nous devons rassembler nos forces pour faire naitre une Europe nouvelle, capable d’humaniser la mondialisation.

A l’issu de ce Congrès, nous pourrons, tous ensemble, lancer une campagne qui nous permettra :

1. de peser très fortement sur les négociations en cours,

2. de gagner les élections européennes de 2014.

2 > Organiser des Etats généraux de l’emploi. Pour donner envie aux partenaires sociaux d’aller plus loin et plus vite dans la lutte contre le chômage et la précarité, organisons au niveau national et dans chaque région des Etats généraux de l’emploi pour « tout mettre sur la table » et montrer que l’innovation est possible pour sortir du chômage de masse.

Débattons ensemble des limites de la croissance. Mettons sur la table la politique du logement des Pays-Bas et de l’Allemagne. Donnons la parole à des acteurs de l’Economie sociale et solidaire. Donnons la parole à des collectivités qui créent des emplois en investissant massivement dans les énergies renouvelables. Donnons la parole à des créateurs d’entreprises. Donnons la parole à des patrons et à des salariés qui sont passés à la semaine de 4 jours…

Y aura-t-il 400.000 chômeurs de plus d’ici 2 ans ou y en aura-t-il 400.000 de moins ? Cela se décide dans les mois qui viennent. Avec l’ensemble des partenaires sociaux, avec les experts, avec les militants et tous les citoyens qui veulent la justice sociale, le PS doit tout faire pour casser certains tabous et mettre la société en mouvement.

3 > Retrouver un PS exemplaire en matière de démocratie. Dès le Congrès de Toulouse, il faut montrer que le PS veut être exemplaire en matière de démocratie interne. Le non-cumul doit s’appliquer sans délai. De même, nos statuts doivent être modifiés pour établir au niveau national comme au niveau fédéral une direction paritaire : que le parti et chaque fédération soient dirigés par un binôme paritaire.

4 > Convoquer des Etats généraux de la démocratie. Vu la gravité de la crise démocratique, il faut prendre au sérieux la demande qui émane de la société civile d’un vrai changement de nos institutions et du passage à une 6e république. Mais les règles du jeu de cette nouvelle République doivent être décidées par le plus grand nombre possible de Citoyens et non pas par une Commission fermée, au fonctionnement plus ou moins opaque.

Voilà pourquoi, avant le mois de juin 2013, le PS doit organiser des Etats-généraux de la démocratie, au niveau national comme dans chaque région, pour que nos militants, nos élus et nos parlementaires puissent « tout mettre sur la table » avec les associations, les ONG, les citoyens qui s’intéressent à ces questions.

Organisons trois mois de travail qui déboucheront sur des propositions de réformes concrètes pour modifier la Constitution : mettre fin au « Coup d’état permanent » souvent dénoncé par François Mitterrand, faire naître enfin la République des Citoyens dont rêvaient Mendes France et Jaurès.

Publicités