EDF, le nucléaire, la Chine, les affaires, « charbon propre » et… développement durable.

Gao Feng, le chef de la délégation chinoise aux négociations climatiques internationales affirmait au sommet climatique de Buenos Aires en décembre 2004 que son pays n’accepterait de discuter que « dans le cadre du développement durable » qu’il définissait comme étant celui d’ « une croissance et [d’] un développement qui ne soient pas entravés ».

« Il faut admettre le développement durable pour ce qu’il est : une conciliation dynamique de la croissance économique et de la défense de l’environnement. »
Henri Proglio, PDG de Veolia Environnement, Le Monde, 25-10-2007.

« Ce que nous avons su faire il y a plusieurs décennies pour le nucléaire, nous allons le faire pour le développement durable. (…) Le développement durable, c’est pas moins de croissance, c’est plus de croissance ! »
Nicolas Sarkozy, le 20 mai 2008 à Orléans.

«L’hydraulique est une grande énergie de demain, de même que les autres énergies marines renouvelables», et… «le charbon propre». Henri Proglio, président d’EDF, le 6 septembre 2012

Du charbon propre ! Henri Proglio ne recule devant rien. Et il enchainait de cette façon en septembre 2012 après l’incident à la centrale de Fessenheim.

«L’énergie nucléaire est une grande énergie de demain, c’est un formidable atout pour la France d’aujourd’hui et beaucoup de pays vont prendre l’option nucléaire». 

Il pensait sûrement à la  Chine qui souhaite mettre en chantier ou en service plus de 150 réacteurs d’ici à 2025, soit de 40 % à 50 % des nouvelles tranches en projet dans le monde.

Henri Proglio, après l’épisode éventé d’un protocole d’accord signé à Pékin, le 29 avril 2010 avec He Yu président de  la China Guangdong Nuclear Power Corporation (CGNPC), le partenaire historique d’EDF entend poursuivre son objectif :  maintenir la filière en France et exporter du nucléaire franco-chinois depuis la Chine vers l’Asie, le Moyen-Orient et l’Afrique. Un nouveau terrain de jeu pour EDF qui accompagne depuis 30 ans le développement du nucléaire chinois.

S’y ajoute aujourd’hui les investissements dans les smart grids (réseaux intelligents) et les énergies vertes en Chine.

Une goutte d’eau par rapport à ses visées dans le nucléaire.

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