Le patronat français à l’offensive, un remake des années Tatcher et Reagan !

Baisses des cotisations sociales, de la dépense publique, de l’impôt sur les sociétés, exploitation des gaz de schistes… Voilà les recettes que préconise l’association des patrons du CAC 40. Sous prétexte de choc de compétitivité, la nouvelle tarte à la crême des libéraux, ceux -ci appellent de leurs vœux un pacte, appellation édulcorée d’un choc de rentabilité accrue pour leurs entreprises.

Lisons leurs propositions :

– Pour les entreprises, il faut baisser le coût du travail d’au moins 30 milliards d’euros sur deux ans, en réduisant les cotisations sociales qui pèsent sur les salaires moyens (2 smic et plus). Un transfert financé pour moitié par un relèvement de la TVA de 19,6% à 21% (la moyenne européenne) et l’autre moitié par une baisse des dépenses publiques. 

– Il faut garantir aux entreprises un environnement fiscal favorable et stable en baissant notamment l’impôt sur les sociétés pour le ramener au niveau de nos voisins européens.

– Il est vital d’instaurer un dialogue social ouvert très en amont pour permettre aux entreprises de s’adapter aux aléas de la conjoncture. C’est l’objet de la négociation sur la sécurisation de l’emploi que nous soutenons.

– Il faut se donner les moyens d’explorer et d’exploiter nos ressources nationales comme les gaz de schiste. 

Rester pragmatique dans la mise en œuvre de la transition énergétique, qu’il s’agisse de réduire nos émissions de CO2 ou notre exposition à la production d’électricité d’origine nucléaire.

Tout est dit moins de dépenses publiques, plus de TVA, impôt le plus injuste, baisse de l’impôt sur les sociétés, libéralisation du marché du travail, licenciements facilités, au revoir Kyoto et ses engagements de réduction des gaz à effets de serre, maintien intégral de la filière nucléaire.

Un peu comme si Nicolas Sarkozy avait été réélu en somme.

Augusto Pinochet et Milton Friedman.

Le programme de Milton Friedman dans les années 80, la politique économique de Ronald Reagan. Décidément, parler de partenaires sociaux est l’arnaque linguistique majeure des trente dernières années.

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