Droit de vote des étrangers, la promesse la plus ancienne de l’histoire électorale…

« Je ne suis pas favorable à l’idée de déposer un texte si nous ne sommes pas sûrs de le faire adopter. Il faut, au préalable, faire un travail individuel auprès des centristes et d’une partie des parlementaires de droite pour voir si nous pouvons constituer une majorité avec eux. Et je suis tout à fait opposé au référendum, car ce serait ouvrir un débat ingérable pendant trois mois, avec les propos les plus extrêmes. » déclarait  le 20 octobre Bruno Le Roux, le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale.

Présent dans les 101 propositions du programme commun en 1981, le droit de vote des étrangers aux élections locales ne sera donc pas pour demain. 31 ans après, la situation n’est, aux dires du gouvernement, toujours pas mûre.

Elle ne le sera pas plus en 2013, année où le chômage amorcera sa décrue comme est annoncé le retour de la croissance en 2014… et le droit de vote des étrangers après le retour de la croissance.

Soumise à un référendum en l’absence d’une majorité impossible dans les assemblées, cette proposition à défaut d’avoir été portée dans la foulée immédiate de la victoire de François Hollande en mai 2012, court malheureusement le risque, plus le temps passe, dans un contexte d’effondrement des cotes de popularité de l’exécutif, d’être rejetée.

A ce rythme et pour peu que cela ne soit ni fait en 2015, ni en 2016, cela surement à nouveau une proposition de campagne en 2017 qui sera donc soumise une fois de plus non seulement au résultat de la présidentielle mais aux majorités issues des législatives et des élections partielles pour les sénatoriales…

Ainsi cahin-caha, on s’acheminera sans nul doute vers la promesse la plus ancienne de l’histoire électorale, déjà objet de débats à l’occasion de six campagnes présidentielles depuis 1981.

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