Toulouse-Montauban-Toulouse : la haine

Ne croyons pas qu’il ne s’est rien passé depuis le 8 mars, dernier jour ou un post a été publié sur ce blog à l’occasion de la journée internationale des femmes. Chacun sait qu’il y a eu la grand-messe UMP de Villepinte, ne parlons pas de son coût, son organisateur a montré depuis longtemps son rapport décomplexé à l’argent. Du Fouquet’s à Villepinte, le même rapport au monde. Démagogie et indécence.

Ce blog est resté volontairement silencieux à l’image d’une disparition qui devrait tous nous alerter tant ce déni de réalité est une aberration. La disparition du débat de la question de la crise écologique que nous percevons tous, tout en l’éprouvant à des degrés divers (les pauvres en premier ici, les pays du Sud en première ligne là-bas), sont, avec l’absence de toute vision concernant la situation internationale, les trous noirs les plus incroyables de cette campagne. Les Vertes de rage nous le criaient.

Dénégation inutile, ces questions reviendront au galop, une fois les urnes dépouillées.

La crise écologique rattrapera tout le monde.

Massacres en Syrie…Véto russe et chinois… entends-t-on dans cette campagne un mot sur le sujet ? L’Europe est sourde, l’Europe est muette.

Au 60 000 sarkozistes de Villepinte ont heureusement répondu les 60 000 participants à la chaine anti-nucléaire de Lyon à Avignon. Contre le risque dont chacun connait les effets, la société civile sait encore mobiliser. Contre la contamination des territoires que connait maintenant le Japon après de vastes parties de la Biélorussie et de l’Ukraine, chacun sait ce qu’il en coûte. De quel côté sont les irresponsables ?

La commémoration des accords d’Évian signés le 18 mars 1962, la fin de la guerre d’Algérie étaient l’occasion de mettre en ligne des initiatives que nous avions suivis et envisagés de partager : une conférence de Benjamin Stora sur le 17 octobre 1961, un débat sur le même thème à la Bourse du travail, car cela fait partie de cette histoire, la guerre importée en métropole.

Les interventions politiques conclusives du colloque qui s’est tenu à l’occasion de l’exposition sur les 100 ans du logement social présentée à la Salle de la Légion d’honneur étaient destinées à vous être présentées.

Cela n’est que partie remise. « L’événement » survenu à Toulouse ce matin aura pris le pas sur cette intention.

Horreur, sidération.

Que dire ? Rien à ajouter à l’éditorial d’Edwy Plenel sur ce drame. Si ce n’est de paraphraser, hélas encore, tant le propos est d’actualité et que d’où qu’il vienne, quel que soit son étendard, ou les démons qui le meuvent  » Le ventre est encore fécond d’où est sortie la bête immonde « .

Et puis rappelons nous, puisque nous sommes en pleine campagne électorale, qu’il y a à peine plus d’un siècle, notre République, la même année où elle rétablissait « le droit du sol » que certains voudraient aujourd’hui supprimer, tolérait aux élections législatives des candidats qui se réclamaient haut et fort de « l’identité nationale ». On sait ce que cela donna par la suite.

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