Fessenheim, Photowatt, Lejaby ? L’emploi ? c’est Bibi.

« La vie de château, comme si vous y étiez, épisode I « 

– Putain, Carlitta, je suis vanné, quelle journée ! T’as vu, mon déplacement à Fessenheim, je leur ai dit hein ; « Pas question de la fermer cette centrale », hein, pourquoi ? Pour faire plaisir à la politicaille , Hein ? Elle est pas trop vieille cette centrale, « C’est pas dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes » non ?

– Oui, mon chéri

– Tu comprends, Carlitta, comme ça à Fessenheim, je viens de sauver des milliers d’emplois. C’est ça le truc, j’arrive, je dis : « On ferme pas « , tout le monde est d’accord avec toi, j’adore.

– Oui chéri.

– Attends Carlitta, on m’appelle, t’as vu Carlitta, mon nouveau portable, un Prada, allo, oui, Laurent, oui, Lejaby, oui, gueule pas comme ça dans le téléphone, tu parles à un Prada, idiot. Oui alors t’as vu comme j’ai réglé ça. Je t’ai dit, j’ai eu Bernard, je te dis, il a un Prada lui aussi. Oui, oui, gueule pas comme ça dans le téléphone, j’te dis. Oui, j’ai sauvé les emplois… en France, oui, c’est du saisonnier, oui, « Chômage partiel  » ?, oui, on mets pas des maillots de bain toute l’année non plus. En plus il caille en ce moment.

– C’est pas des maillots de bain, Monsieur le Président.

– Bon, quoi, tu cherches quoi ? Tu chicanes là, Laurent, j’appelle mon pote Bernard, il me file un coup de main, il est flexible Bernard, il fait pas de maillot de bain, il en fait, il en fait pas, on s’en fout, mais là tu vois, faut tenir d’ici la fin de campagne. C’est qui qui sauve les emplois ? c’est bibi.

– Bibi, Lejaby ?, c’est bon ça, t’entends Carlitta ça rime ?

– Oui chéri, je t’aime…

– Allo, oui. T’as compris, c’est ça le message  » Le sauveur de Lejaby, c’est bibi » et Bibi, c’est moi « . Salut Laurent.

– Allo, Henri, c’est bibi, euh pardon, c’est Nico, je suis crevé. Putain, c’est chaud en ce moment, j’étais avec Laurent, je repense à tout ça… On peut sauver le nucléaire… en fabricant des maillots de bains… en France… d’ici la fin de la campagne… Carlitta… Oui chéri… je t’aime…

– Pardon ?

– Non c’est rien, c’est la fonction enregistreur de mon Prada qui s’est déclenché, t’as un Prada toi ? Non parce que j’arrive pas à arrêter ce bordel d’enregistreur…

– Oui, Henri, tu peux me reprendre une boite là, oui quelques centaines. Oui des trucs qui font de l’électricité, oui, des panneaux… Faut faire vite, tu comprends…

– Je connais un peu ces gars la, c’était des fournisseurs chez moi, quand j’étais encore chez Veolia… Puis en 2010 avec les décisions de moratoire sur le photovoltaïque on a arrêté, ils ont plongé… Moi, tu le sais en tant que vice-président du Comité stratégique de l’énergie nucléaire, les énergies renouvelables c’est mon dada.

– T’en fait trop là Henri.

– On n’en fait jamais trop, tu vois moi en novembre quand tes gars de chez Photowatt, il ont commencé à avoir vraiment des problèmes, moi j’étais sur autre chose, je lachais la bombe « La sortie du nucléaire, c’est un million d’emplois menacé « . Et toi, t’enchaines à Fessenheim cette semaine, et là tu ramasses la mise.

– T’as raison, Riton. On peut sauver le nucléaire… en fabricant des maillots de bains… en France… d’ici la fin de la campagne… Carlitta… Oui chéri…je t’aime…

– Nico ?

– Oui ?

– Faut appuyer sur dièse.

– Merci Henri. Bon salut, sinon bravo, t’as fait péter le mégawatt ces derniers temps, sacré Riton, on s’appelle.

– Carlitta, j’ai sauvé un million d’emplois.

– En deux coups de fil ? T’es formidable mon chéri. Donc, avec deux, trois appels tu pourrais en créer des millions, mon chaton…

– Euh, on verra demain, je suis vanné, là. À peine tu t’offres un peu de repos, et tout part en vrille, c’est dans ces moments la qu’on voit les vrais copains.

– On peut sauver le nucléaire… en fabricant des maillots de bains… en France… d’ici la fin de la campagne… Carlitta… Oui chéri…je t’aime…

– Tu peux appuyer sur dièse, Carlitta ?

Oui chéri…je t’aime… C’est génial ce portable mon chéri…

– He oui, c’est ce qu’on appelle la civilisation, Carlitta.

Les propos rapportés ci-dessus sont imaginaires. Ils ne peuvent donc avoir été tenus que par des personnes n’ayant jamais existé, qui n’existent pas et qui n’existeront jamais dans quelque endroit que ce soit. Les éléments pouvant avoir quelque rapport avec la réalité apparaîtront très vite pour ce qu’ils sont : des divagations abracadabrantesques propres aux esprits dérangés ou appartenant, comme nous le disions précédemment, à l’univers de la fiction.

PS : Ne voulant en aucune manière minorer le rôle de Carlitta dans cet épisode de « La vie de Château comme si vous y étiez « , et laisser croire qu’elle n’a pas un rôle essentiel dans le couple auquel nous nous identifions tous, rappelons que si elle n’est pas encore répertoriée dans le Guiness book catégorie  » Je sauve des emplois en quelques coup de téléphone « , contrairement à son mari, elle est néanmoins décorée du titre de « Grand croix de l’Ordre national du Bénin » ce qui démontre, s’il en était encore besoin, contrairement à ce que certaines déclarations laisseraient penser, que les bonnes manières et les retours d’ascenseur sont, à l’instar du bon sens, comme disait notre René national, une des choses les mieux partagées.

À suivre.

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