Sarkozy sort l’artillerie de campagne

Vous êtes président, vous êtes au plus bas dans les sondages, vous avez un bilan exécrable, il vous reste moins de trois mois.

Voilà l’équation. Question : que faites vous ?

Faire son mea culpa, raconter encore quelques bobards, annoncer quelques mesures démagogiques propres à restaurer de quelques points sa côte dans les sondages, rassurer Lionnel Lucca qui juge la TVA sociale suicidaire ?

Que nenni. Le Sarkozy, dos au mur, assume et lache pas le morceau, façon pittbull.

Choisi une sortie par la fuite en avant : explosion du droit du travail et de sa durée, allégement des charges patronales, TVA sociale, ôde à la rigueur réaffirmé, compétitivité, flexibilité et une « idée », mal digérée, tirée de l’ouvrage « L’urbanisme pour les nuls ».

Il était à deux doigts de nommer Angela Merkel au poste de premier ministre s’il s’était emballé. On ne vous en dira pas plus sur l’inanité et l’injustice réitérée des annonces présidentielles.

Soyons honnêtes. Un seul propos de son long plaidoyer pro-domo a recueilli notre approbation : « Il faut arrêter que n’importe qui dise n’importe quoi n’importe comment ».

Reçu 5 sur 5. Premier rendez-vous, le 22 avril.

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