Augmentation du prix du gaz, OGM … et gare au paysan qui réutilise ses semences !

Y a du fric dans le gaz !

Acte 1 : Le gouvernement gèle les tarifs du gaz au 1er octobre après des hausses de tarifs de près de 70% en dix ans, campagne présidentielle oblige.

Acte 2  : Attaqué devant le Conseil d’Etat par GDF Suez –chiffrant un manque à gagner à 400 millions d’euros pour le 2e semestre– et en référé par l’Association nationale des opérateurs détaillants en énergie (Anode), qui regroupe les concurrents de GDF Suez (Poweo, Direct energie, Altergaz et Gaz de Paris) cette décision est annulé par le Conseil d’État.

Acte 3 : Les tarifs vont augmenter.

L’Etat n’étant pas en droit de déroger à la formule de calcul en vigueur, qui devait entraîner une hausse de 8,8% à 10% des tarifs réglementés de GDF Suez, selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE), cette hausse viendrait s’ajouter à une augmentation des prix de 20% depuis 2009 et de 60% depuis 2005.

10 millions de ménages sont concernés et la date de prise en compte remontant au 1er octobre cela pourrait donner lieu à des facturations rétroactives.

Épilogue : Le gouvernement apparaît comme celui qui aura tenté par tous les moyens de s’opposer aux hausses, alors qu’il n’a rien fait pour s’opposer au 68,5% de hausse en dix ans !

Morale de l’histoire : On nous avait vendu (sic) en 2007 la libéralisation du secteur de l’énergie comme moyen de faire jouer la concurrence au bénéfice des consommateurs, la démonstration étant faite que cela n’avait aucun sens il est temps de revenir non pas au mythe de « la libre concurrence aux service du consommateur » mais à une tarification sociale de l’énergie pour les usagers qui, pour plus de 90%, sont restés clients de GDF transformé en GDF SUEZ.

Mon 810, le retour d’un OGM ? Non merci !

Le Conseil d’Etat a suspendu mardi 29 novembre les arrêtés interdisant en France la commercialisation et l’utilisation des semences de maïs génétiquement modifiées Monsanto 810. OGM de l’américain Monsanto, le MON 810, qui secrète un insecticide  capable de résister à des insectes. La culture de maïs génétiquement modifié au Mon 810 avait été interdite en France en 2008, le gouvernement activant une « clause de sauvegarde ».

Revoir Le monde selon Monsanto, de Marie-Monique Robin et une conférence donnée par la réalisatrice.

« Le Conseil d’Etat relève que le ministre de l’agriculture n’a pu justifier de sa compétence pour prendre les arrêtés, faute d’avoir apporté la preuve de l’existence d’un niveau de risque particulièrement élevé pour la santé ou l’environnement », explique lle Conseil d’État..

Le Groupement national interprofessionnel des semences et des plants (Gnis), l’Union française des semenciers (UFS) et l’Union des industries de la protection des plantes (UIPP) regroupés dans Initiatives Biotechnologies Végétales ont indiqué vouloir reprendre la culture des OGM.

« Nous espérons vivement que le gouvernement français mettra tout en oeuvre pour laisser cette opportunité aux agriculteurs français », a déclaré Philippe Gracien, porte-parole d’IBV.

On se rappelle que c’est à propos de ce dossier que Nathalie Kosciusko-Morizet avait dénoncé  » un concours de lâcheté et d’inélégance entre Jean-François Copé, qui essaie de détourner l’attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo, qui se contente d’assurer le minimum » après avoir été recadrée par François Fillon pour avoir laisser voter à l’Assemblée nationale un amendement déposé par André Chassaigne, député communiste, visant à limiter la culture des OGM.

« Nous allons examiner tous les moyens qui permettront de ne pas cultiver le maïs Monsanto 810 », a déclaré le ministre de l’agriculture Bruno Le Maire.

A défaut, il faut s’attendre à revoir les faucheurs repartir à l’assaut.

Retour sur le Grenelle et la question des OGM par José Bové

Wait and see !

Les semences aux paysans

Votée à l’Assemblée nationale lundi 28, après avoir été adopté au Sénat en juillet, les agriculteurs devront désormais payer une indemnité, sous conditions, lorsqu’ils réutilisent leurs semences d’une année sur l’autre, c’est ce que dit la loi définitivement adoptée par le Parlement sur proposition du sénateur UMP Christian Demuynck.

Le collectif Semons la biodiversité estime que ce texte « bafoue un droit ancestral des paysans ». « Cette proposition de loi digne de l’Ancien Régime a fait lever un vent de fronde dans les territoires ruraux. Et il risque fort d’emporter lors des législatives de 2012 bon nombre de députés qui la voteraient », poursuit ce collectif.

Une conférence sur la biodiversité, la question des semences et la privatisation du vivant.

La Confédération paysanne juge que « le droit des paysans de ressemer et d’échanger leurs semences est le fondement de l’agriculture et de la biodiversité, il ne peut pas être remis en cause au profit d’intérêts privés ».

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