34 400 inscrits supplémentaires à Pôle emploi en octobre, 25% de personnes en plus depuis 2008 aux Restos du cœur, 860 000 personnes accueillies en 2010-2011……

 

La loi Coluche a été une nouvelle fois remise en cause dans le cadre de la loi de finances pour 2012 à l’Assemblée Nationale. Certains députés proposaient d’appliquer un rabot à la déduction fiscale, et d’intégrer les dons dans un dispositif de plafonnement global.

Cette attaque contre l’incitation fiscale provoquerait une chute mécanique des dons conduisant les donateurs à délaisser les causes humanitaires.

Les Restos du Coeur, naturellement attachés à la Loi Coluche telle qu’elle est, mettent vigoureusement en garde ceux qui y porteraient atteinte, alors que la confiance des donateurs n’a jamais été aussi indispensable pour faire face à une crise aux conséquences sans précédents.

La Cour des Comptes a précisé qu’aucune structure – et certainement pas les pouvoirs publics – ne pourrait faire la même chose que les associations, à si faible coût.

En effet, les principaux donateurs dans notre pays restent, et de loin, les 14 millions de bénévoles du monde associatif.

Comme en 2007, les Restos du Coeur vont se faire l’écho de celles et ceux que n’écoutent pas les décideurs.

En toute indépendance, les Restos vont plaider pour :

  • Une politique de l’hébergement et du logement qui favorise réellement l’accès à un toit pour tous.
  • L’inconditionnalité de l’aide humanitaire et la sanctuarisation des lieux où elle se pratique.
  • Le maintien des dispositifs d’insertion socio-professionnelle et des contrats aidés.
  • La construction d’un programme européen durable de sécurité alimentaire.
  • La pérennité des politiques publiques et de leurs financements, pour aider le monde associatif à agir durablement et à concentrer ses efforts sur ses missions sociales plus qu’à la recherche de fonds.
  • La défense de la Loi Coluche et de la liberté laissée aux donateurs de choisir les combats qu’ils souhaitent soutenir en confiance.
  • L’indépendance du monde associatif et le respect de sa diversité.
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